Solène David

Projet de recherche

 

Besoins et problèmes sociaux dans les usages de l’eau potable à Aubervilliers :

Comment penser et définir une « empreinte sociale de l’eau » ?

Entamé en septembre 2016, ce projet de recherche s’attache à l’étude de besoins et problèmes sociaux liés aux usages de l’eau potable distribuée par le réseau du Syndicat des Eaux d’Île-de-France, dans différents types d’espaces. Une première étude de cas porte sur les ouvertures spontanées de bouches d’incendie en période de canicule et permet d’interroger l’accès à l’eau et au rafraîchissement dans l’espace public urbain, dans un contexte de réchauffement climatique. Une seconde étude de cas concerne les usages de l’eau potable en situation de logement précaire. Les deux études de cas sont réalisées sur la commune d’Aubervilliers, afin d’analyser de manière approfondie l’insertion socio-historique, urbaine et territoriale de l’eau dans cette ville. Nous souhaitons ainsi mettre en question la notion d’ « empreinte sociale de l’eau », définie comme « ce que l’eau fait à l’humain et ce que l’eau fait pour l’humain », c’est-à-dire les problèmes sociaux associés aux usages de l’eau et les besoins sociaux auxquels ces usages peuvent permettre de répondre.

A travers cette définition qualitative, nous proposons de renouveler et d’enrichir l’usage du concept d’empreinte tel qu’il est actuellement pensé dans les champs de l’évaluation environnementale et de l’évaluation sociale : si l’empreinte est majoritairement définie sous le mode de l’impact (e.g. de l’homme sur l’environnement) ou de la retombée (e.g. d’une entreprise vers un territoire), peut-elle également se concevoir comme une imprégnation, ou encore une perturbation, mettant en jeu différents types d’acteurs sociaux, techniques et environnementaux ? A travers cette interrogation réside l’enjeu de proposer de nouvelles manières de penser l’interaction et l’imbrication entre les questions sociales et environnementales.

La thèse est co-dirigée par Agathe Euzen (CNRS – LATTS) et Jean-Pierre Revéret (Université du Québec à Montréal).

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