Labex Futurs Urbains – GT « Ville et énergie »

Autre chercheur.e : Margot Pellegrino (Lab’Urba)

 

Bilan 2015 – 2019

Ce Groupe transversal fédère les chercheurs de diverses disciplines membres du Labex intéressés par les dimensions urbaines et territoriales des questions énergétiques dans différents contextes géographiques. Il vise à favoriser des échanges, aux plans national et international, avec des chercheurs et acteurs concernés par ces thématiques, notamment au moyen de séminaires interdisciplinaires.

Il propose trois niveaux d’action :

  • Macro-niveau : construction d’approches interdisciplinaires/inter Labex ambitieuses adossées à un réseau de recherche international (ambition : déposer un projet européen à l’horizon 2020) ;
  • Méso-niveau : organisation d’événements aidant la structuration et le montage du projet européen (séminaires, workshops, missions et rencontres d’identification des partenaires).
  • Micro-niveau : financement d’actions proposées par les membres du GT en lien avec les intérêts du GT : déplacements, frais d’hébergement et d’inscription pour communiquer en colloque ; déplacements, frais d’hébergement et d’inscription pour assister à des colloques (action dédiée aux doctorants) ; frais de terrains d’étude (déplacements, hébergement); frais d’organisation d’évènements scientifiques (colloques, séminaires, etc.); frais de relecture, traduction et édition cofinancés.

Outre le soutien à l’organisation de deux conférences à l’ENSA V&T, les activités scientifiques du GT en 2015-17 ont porté sur l’autonomie énergétique à différentes échelles. Elles ont été construites autour d’une série d’événements (journées d’études, séminaires, tables rondes) :

  • Journée d’étude « Efficacité énergétique : apports des sciences pour l’ingénieur et perspectives pour une interdisciplinarité avec les sciences sociales », 12 décembre 2014.
  • Ateliers thématiques et table ronde « La transition énergétique : affaire de connaissances, de gouvernance ou de volonté politique ? » 19- 20 janvier 2015.
  • Séminaire « L’autonomie énergétique en projet hier, aujourd’hui et demain », 23 juin 2015.
  • Journées d’étude dans le cadre du Third Meeting INCUT ESRC International Network, 16 septembre 2015.
  • Séminaire « La fabrique de l’autonomie énergétique », 13-14 juin 2016.
  • Séminaire « Les territoires de l’autonomie énergétique », 17-18 février 2016.
  • Journée d’étude « Micro-grid and grassroots initiative in energy transition : Paris / Londres / Berlin », 19 mai 2017.

Un ouvrage collectif réalisé à partir de ces activités paraîtra, en français et en anglais, début 2019 (Lopez, F., Pellegrino, M., Coutard, O.  (dir.), Local energy autonomy : spaces, scales, politics, ISTE, 2019).

Les activités collectives 2017-19, organisées autour d’un cycle de séminaires intitulé « Hybridations électriques et villes diffuses », s’inscrivent dans les réflexions nationales et internationales sur la ou les transitions(s) énergétiques en articulant des points de vue complémentaires sur les coévolutions entre ville et systèmes électriques.

Le cycle de séminaires part du constat que la sécurité d’approvisionnement électrique et la fiabilité des réseaux, stratégiques pour le développement des territoires, suscitent des réponses sociotechniques plurielles. Celles-ci ne semblent suivre ni un principe de spécialisation géographique (par exemple urbain/rural) ni un schéma de succession-substitution dans le temps. Au contraire, dans de nombreux espaces, diverses sources d’énergie et différentes solutions de fourniture électrique semblent appelées à coexister durablement. Les différentes sessions d’échanges proposent aux intervenants de réfléchir aux enjeux techniques, politiques, règlementaires et sociaux des processus d’hybridation et d’analyser leurs conséquences pour l’action publique d’un côté, les usages de l’autre.

En réunissant des chercheurs, des professionnels de l’énergie, des représentants des institutions gouvernementales et non-gouvernementales, les journées d’études proposent des points de vue complémentaires sur les coévolutions entre ville et systèmes énergétiques. Elles ont un triple objectif : construire une communauté de travail sur les devenirs urbains des transitions énergétiques, dans les Nords et les Suds ; initier un dialogue interdisciplinaire autour de questions structurantes pour la recherche scientifique ; constituer un réseau international susceptible de porter un projet européen à l’horizon 2019-20.

Programme des 4 séances de ce cycle de séminaires :

  • 6 avril 2018 : « Le rôle des mini-réseaux dans les réponses territoriales aux enjeux de la transition énergétique ».
  • 25 juin 2018 : « Energies pour la ville diffuse. Regards comparatifs sur les politiques et projets d’aménagement dans les territoires périurbains, semi-ruraux et ruraux ».
  • 12 septembre 2018 : Le stockage de l’énergie électrique pour la transition énergétique des territoires
  • avril 2019 : Coévolutions des usages et des systèmes sociotechniques de l’énergie

Le GT soutient également le colloque international organisé les 5 et 6 juin 2019 à l’École d’architecture de la ville et des territoires à Marne la Vallée – Université Paris Est : Les limites de la croissance de la smart city : espaces et énergies des infrastructures numériques

 

Projets 2020 – 2024 des activités des GT

L’objectif du GT « Ville et énergie » pour 2019 est le montage d’un projet collectif de recherche-action dans le cadre de la section « Energies sûres, propres et efficaces » du programme européen de financement de la recherche « H2020 ».

Le montage d’un tel projet collectif requiert la construction d’un réseau de partenaires institutionnels. Pour ce faire, l’équipe du GT « Ville et énergie » conduit des activités de réseautage avec les acteurs français et européens. Les membres du GT assistent régulièrement aux évènements organisés par le Point de Contact National (les journées d’information sur les appels H2020), et par des groupes de recherche interdisciplinaire localisés en Ile-de-France, dont les séminaires du Laboratoire Interdisciplinaire des Energies de Demain (Université Paris-Diderot), et les conférences de la Fondation Tuck sur les thèmes de l’énergie (des interventions d’acteurs industriels et de la recherche appliquée).

Les échanges avec des organismes de la recherche scientifique, des entreprises de consultation et des acteurs industriels européens se font notamment grâce à l’organisation des journées d’études « Hybridations électriques et villes diffuses » (p.1 de ce bilan). Aussi, nous avons débuté une coopération avec des chercheurs en Grande Bretagne (Université d’Edinbourg), aux Pays-Bas (Universités de Technologique de Delft et d’Eindhoven, Université d’Amsterdam) et en Allemagne (Haute Ecole ESMT Berlin).

Un appui complémentaire aux échanges avec ces acteurs sont les rapports réalisés à l’issue de chaque journée d’études. Il s’agit de mettre en évidence les sujets de débat et les questionnements identifiés pour de futures recherches. Ce travail collectif nourrit l’élaboration de notre proposition dans le cadre du programme « H2020 ». Les liens établis avec les institutions partenaires permettront de déposer un projet compétitif et d’assurer sa faisabilité sur les trois années de sa durée (2019/2020-2022).

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