Gouvernement technique des entreprises et des administrations – GTEA

Animateurs : François-Mathieu Poupeau et Stève Bernardin

L’axe GTEA s’intéresse, d’une part, au fonctionnement et aux transformations des organisations publiques ou privées, d’autre part, aux politiques publiques menées par l’État et les collectivités territoriales, dans une perspective multi-niveaux.

Pour ce faire, il privilégie une approche par les outils et dispositifs sociotechniques, en regardant leur genèse, leur mise en oeuvre et les effets qu’ils produisent sur les acteurs et collectifs d’acteurs.

Les recherches visent à éclairer les transformations contemporaines des organisations par l’études des tensions entre le mouvement de standardisation, de centralisation et de contrôle porté par l’instrumentation croissante des fonctions de gestion et les discours faisant appel à l’autonomie et à l’initiative des acteurs, des groupes professionnels, des espaces de délibération. Les travaux à mener reposent sur un triple parti-pris théorique et méthodologique : confronter aussi systématiquement que possible des recherches empiriques portant sur les entreprises et sur les administrations, dans une période où les modèles de gestion s’hybrident, soulevant des enjeux comparables d’efficacité, d’autonomie et de contrôle ; appréhender les transformations en cours à l’échelle intermédiaire des organisations, en combinant le cas échéant approches qualitatives et quantitatives, plutôt qu’à celle de l’activité des individus ; entrer par les « technologies invisibles », les outils de gestion et leurs concepteurs, les modèles et les doctrines sous-jacents et les « agents de la circulation » de ces modèles (en particulier les consultants), les fonctions spécialisées (ressources humaines, immobilier, dialogue de gestion…).

Programme du séminaire GTEA 2016-2017

 

Faits marquants 2016 de l’axe GTEA

En 2016, les chercheurs de l’axe GTEA ont poursuivi leur activité collective autour de deux principaux chantiers. Le premier a été le lancement d’une recherche sur la thématique – aujourd’hui en vogue – des villes intelligentes (ou smart cities). Elle a impliqué plusieurs chercheurs de l’axe, autour d’un séminaire organisé en collaboration avec le PUCA (ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la mer), qui préfigure un ensemble d’enquêtes empiriques qui devaient être menées à partir de la fin 2017 (cf. encadré « Zoom sur… »). Ce chantier dépasse le seul collectif de l’axe GTEA car il implique d’autres membres du laboratoire, notamment des axes SCT (Antoine Picon, Marie Veltz) et Infrastructures Numériques. Il constitue l’un des projets structurants du LATTS, en phase directe avec une actualité scientifique et politique très riche (cf. la multiplication des recherches sur le sujet, qui offre au laboratoire de proposer un positionnement original, autour de l’étude du gouvernement et de l’analyse des configurations territoriales socio-techniques du smart). Autre principal chantier collectif, le séminaire d’axe a continué de rassembler doctorants et chercheurs autour de discussions régulières, sur des thématiques d’« intérêt général » (évolution des modes d’organisation et de gestion des services publics, mutations de l’action publique locale, nouvelles conceptions de l’urbanisme, pour ne citer que quelques-uns des sujets abordés). Structuré autour de 8 séances, soit un rendez-vous mensuel, il a mobilisé une quinzaine de chercheurs en moyenne, issus de GTEA et d’autres axes, avec lesquels plusieurs séances communes ont été préparées. Une réflexion est actuellement en cours pour développer et préciser le périmètre et la fréquence du séminaire, en relation avec les attentes collectives des chercheurs et des doctorants du laboratoire.

 

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