Lauren Dixon

Lauren Dixon

Doctorant.e Université Gustave Eiffel
Contact
Tél : 01 81 66 85 00
Bâtiment Bienvenüe
École nationale des ponts et chaussées
14/20 Boulevard Newton
Plot B & C, 2e étage
Cité Descartes, Champs-sur-Marne
77447 Marne-la-Vallée

Bio

En explorant le lien entre la drogue et l’aménagement du territoire, cette thèse réunit des questions importantes en sciences politiques et en études urbaines. Elle se concentre sur la territorialité, la gouvernance et la planification de la ville contemporaine en démêlant et en problématisant le drugs-planning nexus (Boland et al. 2020). En mobilisant la ville de Paris comme étude de cas, cette recherche explore la manière dont comment l’espace public est géré dans un contexte de consommation de substances psycho-actives en plein air. En particulier, comment les services de la ville (propreté, espaces verts, etc.) aménagent, gèrent et entretiennent les voies, parcs, jardins et squares publics qui sont également utilisés comme lieux de consommation.

Cette thèse établit la relation entre la drogue et l’urbanisme en mettant en lumière le rôle des agents municipaux chargés de la propreté, des espaces verts et de la voirie, qui sont confrontés au quotidien à la consommation de substances psycho-actives en espace public. Depuis le début des années 2000, les personnes qui consomment des substances psycho-actives, bien que concentrées dans le nord-est de Paris, sont régulièrement déplacées à la suite d’expulsions et d’interventions policières. Compte tenu du cadre légal français interdisant à la fois la vente et la consommation de substances illicites, les pratiques de consommation restent très stigmatisées.

Par conséquent, lorsque les services travaillant dans l’espace public sont confrontés à des pratiques contestées, ils entrent dans un réseau complexe et fragmenté. Des nouveaux protocoles sont créés et les différents services coopèrent avec de nouveaux acteurs extérieurs au domaine de l’entretien de l’espace public (entreprises privées, police, professionnels de la santé, chercheurs ou travailleurs en réduction des risques). Dès lors, la gestion de l’espace public devient un acte qui s’inscrit dans le cadre de la politique de la drogue et finit par modifier les opérations quotidiennes des services de la Ville.

2021 – ajourd’hui

Doctorante au LATTS ;  ATER à l’École d’Urbanisme de Paris

2019 – 2020

École d’Urbanisme de Paris, Master en Urbanisme et Aménagement

2015 – 2016

Sciences Po Paris, Bachelor of Arts in Political Science

2012 – 2016

University of British Columbia Vancouver, Bachelor of Arts in Political Science & Creative Writing