L’institutionnalisation de la ville intelligente : entrepreneurs publics, interstices et circulation des modèles.
Le projet en bref
Année de début : 2020
Responsable scientifique : Gilles Jeannot
Axe de recherche : Gouverner, organiser, travailler (GOT)
terminé
Présentation
Résumé du projet de recherche
Projet de thèse dans le cadre d’une cifre financée par KPMG.
La thèse a été soutenue le 28 novembre 2025 sous le titre : L’institutionnalisation de la ville intelligente : entrepreneurs publics, interstices et circulation des modèles.
La thèse analyse comment la « ville intelligente » s’institutionnalise au sein de collectivités territoriales françaises à travers trois terrains : La Rochelle, Paris-Saclay et la Communauté de Communes du Pays Haut Val d’Alzette. Elle pose la problématique de l’émergence d’un nouveau champ d’action publique territorialisé sous l’effet conjoint de cadres nationaux incitatifs et de dynamiques locales d’innovation. Mobilisant le concept d’entrepreneur public local, la notion d’interstice et l’idée de circulation des modèles, le travail montre que l’institutionnalisation de la ville intelligente résulte d’un processus de traduction et adaptation. Il en ressort que des cadres territoriaux, véritables entrepreneurs publics locaux, occupent un rôle pivot. Ils tirent parti des interstices institutionnels pour expérimenter localement des dispositifs sociotechniques (plateformes de données urbaines, services numériques) tout en s’appuyant sur des instruments nationaux (appels à projets, labels) pour légitimer et structurer leurs initiatives. La thèse apporte ainsi un éclairage original sur les mécanismes par lesquels la ville intelligente se formalise progressivement en politique publique locale, en soulignant l’importance des apprentissages mutuels entre territoires, des financements multi-niveaux et de la co-production de référentiels partagés entre acteurs publics et privés.
Financement et partenariats
Financeurs
- KPMG (thèse Cifre)