
Mise en œuvre de la justice énergétique : sciences sociales et modélisation quantitative
En bref
Emmanuelle Santoire participe à l’atelier « Mise en œuvre de la justice énergétique : sciences sociales et modélisation quantitative » (« Operationalizing Energy Justice: Social Sciences and Quantitative Modeling » en anglais).
Description
Cette session propose une exploration interdisciplinaire de la justice énergétique à travers le prisme combiné des sciences sociales et de la modélisation quantitative. Elle rassemble des experts en modélisation et planification des systèmes énergétiques, en géographie de l’énergie, en modélisation d’aide à la décision, ainsi qu’en analyse de l’utilisation et de la disponibilité des ressources souterraines et des développements industriels qui y sont associés. La session aborde un défi central des transitions énergétiques contemporaines : traduire le concept normatif de justice énergétique en outils opérationnels qui éclairent la planification énergétique et l’allocation des ressources. Conçue comme un atelier interactif et participatif, la session fera participer les participants à des exercices de modélisation en temps réel, leur permettant d’explorer comment différentes contraintes axées sur la justice affectent les résultats des systèmes énergétiques et les besoins en matériaux. En interagissant directement avec des modèles de planification simplifiés et des cadres d’utilisation des ressources, nous examinerons collectivement les compromis entre les choix technologiques, les contraintes en matière de ressources et les considérations d’équité. L’un des principaux objectifs de la session est de recueillir les commentaires du public afin de favoriser une réflexion collective sur la manière dont la justice énergétique peut être définie, interprétée et mise en œuvre à travers le prisme de la planification énergétique et de l’utilisation des ressources, contribuant ainsi à des processus décisionnels plus transparents, inclusifs et justes.
Une vie sans discipline : quand les infrastructures technologiques échappent à tout contrôle
En bref
Olivier Coutard participe à la séance thématique « Une vie sans discipline : quand les infrastructures technologiques échappent à tout contrôle » (« Undisciplined Life: When Technological Infrastructures Lose Control » en anglais).
Description
Au cours des deux derniers siècles, et en particulier depuis le milieu du XXe siècle, le développement de grands réseaux d’infrastructures a profondément affecté les écosystèmes (et les cycles biogéochimiques) à l’échelle planétaire, selon des géographies très inégales en termes d’opportunités et d’exposition. Ces dernières années, les infrastructures sont de plus en plus associées aux organismes vivants, aux écosystèmes et, plus largement, à l’écologie, comme en témoignent le développement des « infrastructures vertes », l’intégration des systèmes vivants dans des solutions dites « fondées sur la nature », l’omniprésence croissante des environnements basés sur les infrastructures – sans parler de la réalité de plus en plus présente des espaces d’infrastructure (conduits, galeries, installations…) en tant qu’environnements de vie. Il existe toutefois une tension inévitable entre les projets d’infrastructure destinés aux environnements de vie et les dynamiques écologiques ; les premiers reposent sur une approche réductionniste qui cherche à normaliser et à contrôler les écosystèmes, tandis que les seconds fonctionnent selon des dynamiques non linéaires, adaptatives et souvent imprévisibles. Cette tension entraîne presque inévitablement diverses formes de perturbation du scénario attribué aux organismes vivants au sein de ces projets d’infrastructure. Elle a également des conséquences sociales, à travers des défaillances d’infrastructures et des crises environnementales qui tendent à amplifier les inégalités existantes. Cette session s’attachera à examiner les tensions inévitables entre les projets d’infrastructure et la dynamique des écosystèmes dans différents contextes sociaux, ainsi que les inégalités qui en découlent.