Hugo Cordier

Hugo Cordier

Doctorant.e Université Gustave Eiffel
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Bâtiment Bienvenüe
École nationale des ponts et chaussées
14/20 Boulevard Newton
Plot B & C, 2e étage
Cité Descartes, Champs-sur-Marne
77447 Marne-la-Vallée

Bio

“Conquérir la mer : la planification de l’éolien offshore en France (2009-2025)” 

Sous la direction de François-Mathieu Poupeau. 

Cette thèse raconte l’histoire d’une conquête, celle de l’énergie sur la mer. Depuis le début des années 2000, l’éolien en mer cherche à se développer en France, passant de technologie d’appoint tournée vers l’export à véritable pilier massifié du mix électrique (45GW à horizon 2050). Le secteur électrique s’est développé, structuré autour d’acteurs et d’institutions qui partagent des normes, des valeurs communes et un objectif bien précis : faire de l’éolien en mer français une réalité dans le cadre d’une transition énergétique de plus en plus pressante.

Mais voilà, la mer n’est pas un espace vide : peu connue de l’énergie, peuplée de mondes hétérogènes allant du transport à la pêche en passant par la marine et les marsouins : c’est tout un ensemble de secteurs qui existent là depuis des décennies, des siècles, et avec lequel il faut maintenant composer quotidiennement. Et le secteur maritime, porteur notamment de la planification maritime, ne compte pas laisser s’implanter la cinquantaine de parcs éoliens prévus sans réagir : de l’action directe aux négociations de couloirs et aux appels au Président de la République, l’action publique énergétique en mer doit donc coopérer avec un autre secteur aux valeurs, normes et rapports de forces substantiellement différents.

Au cœur de l’analyse, la planification de l’éolien en mer, mise à l’agenda politique au début des années 2020 et faisant travailler quotidiennement État et acteurs autour de deux objectifs : développer l’éolien (1) et l’implanter en mer (2). Dans ce contexte, un facteur essentiel : personne ne revendique l’usage exclusif de la mer. Dès lors, la conquête n’est pas une guerre de tranchée : elle est au contraire négociée, traduite, (re)politisée. Loin de s’en tenir à un seul prisme technico-économique, un “gisement”, la planification de l’éolien en mer est aussi une affaire de gouvernement et de mise en mouvement de systèmes d’acteurs hétérogènes. Pour comprendre comment, en 2022, 40GW ont pu être annoncés et comment la problématique de l’accès à l’espace a pu être institutionnalisée pour devenir l’enjeu structurant de cette première moitié de décennie 2020, nous avons questionné la capacité de l’État à s’organiser en interne et à l’externe pour honorer ses objectifs. Il en ressort l’émergence progressive d’une coalition de « bâtisseurs », énergétiques et maritimes, agissant afin de promouvoir les conditions d’une planification spécifique et de la projeter sur le territoire ».

Thèmes de recherche

  • Sociologie politique de l’action publique : gouvernance multi-niveaux, coordination et division du travail gouvernemental, européanisation, relation État-société, corporatisme, État déconcentré, secteurs et intersectorialité
  • Sociologie de l’action publique énergétique : éolien en mer, planification, territorialisation, géopolitique des transitions énergétiques, socio-histoire du secteur énergétique
  • Sociologie de l’action publique maritime : politique maritime intégrée, planification maritime, administrations maritimes, territorialisation

Disciplines scientifiques

  • Science politique / Sociologie
  • Sociologie politique de l’action publique

Enseignement

  • 2026 : Chargé de TD « Sociologie de l’État en contexte de transitions énergétiques », Sciences Po Paris, 24h
  • 2026 : Cours M2, « Transition énergétique et urbanisme », École d’Urbanisme de Paris, 12h
  • 2025 : Cours M2, « Transition énergétique et urbanisme », École d’Urbanisme de Paris, 12h
  • 2024 : Cours M2, « Transition énergétique et urbanisme », École d’Urbanisme de Paris, 12h