Le laboratoire

Le LATTS est un laboratoire pluri-disciplinaire en sciences sociales spécialiste des enjeux de la ville, des territoires, de l’espace, de la production, aujourd’hui et dans l’histoire. Il s’attache à comprendre comment la fabrication technique modèle chacun de ces univers et comment les réalisations techniques comptent dans leur transformation.

Fondé en 1985 autour des thématiques de la ville et de ses réseaux ainsi que des entreprises et de leurs modèles d’organisation de la production, le LATTS pratique le dialogue entre les sciences sociales et les mondes techniques. Au croisement de plusieurs disciplines (aménagement, géographie, histoire, sciences politiques, sociologie…), il entend contribuer au débat public en considérant les grandes évolutions économiques et de société ­– transition énergétique, virage numérique – comme méritant d’être éclairées par un effort de compréhension des infrastructures techniques qui les sous-tendent.

Des thèmes de recherche aussi variés que la consommation énergétique des ménages, les pratiques de rénovation, les évolutions des organisations et des métiers dans le public et le privé sont abordés en suivant de près les objets techniques ou en s’intéressant aux modélisations qui les inspirent. La soixantaine de chercheurs et enseignants-chercheurs, de doctorants et de post-doctorant y contribuent en participant par des recherches-actions à la connaissance scientifique et à la construction d’outils ou en s’investissant dans programmes comme ceux de l’Agence nationale de la recherche.

Pour la période quinquennale 2015-2019, les recherches s’organisent autour de six axes :

Economie politique de la production urbaine (EPPUR). – L’enjeu est la compréhension des dynamiques urbaines à travers l’analyse des systèmes de production qui conçoivent, fabriquent, financent et entretiennent l’environnement urbain bâti.

Infrastructure, politiques et mondes urbains (IPMU). – Il s’agit de se consacrer à l’étude des liens entre les villes et leurs systèmes techniques d’eaux, d’énergies, de déchets, de télécommunications ou de transports.

Infrastructures numériques (InfraNum). – Quel est le devenir des infrastructures à l’ère du numérique est la question traitée : comment les infrastructures traditionnelles se numérisent-elles ? et, réciproquement, comment le numérique est-il dépendant d’infrastructures matérielles ?

Gouvernement technique des entreprises et des administrations (GTEA). – Il s’agit de mettre entreprises et administrations publiques en vis-à-vis en les appréhendant comme des organisations où les fonctionnements techniques, les outils correspondants et les professionnels qui les portent comptent.

Savoirs, Cultures techniques, Territoires (SCT). – L’histoire est une approche fondamentale pour comprendre les fonctionnements techniques. Il s’agit de comprendre les cultures et trajectoires techniques au cours de trois derniers siècles.

Risques urbains et environnementaux (RUE). – Mêlant différentes disciplines et approches de ces questions, l’intention est de re-visiter la question urbaine au travers des risques et réciproquement.

 

Histoire

Le laboratoire Techniques, territoires et Sociétés a été fondé en 1985 par Henri Coing, Gabriel Dupuy et Pierre Veltz (directeur de 1985 à 1997), en collaboration entre l’Ecole nationale des ponts et chaussées et l’Institut d’Urbanisme de Paris.

C’est aujourd’hui une unité mixte de recherche (UMR 8134) qui associe le CNRS, l’Ecole des ponts ParisTech et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée (UPEM). Elle compte une quarantaine de chercheurs et enseignants-chercheurs statutaires issus de ces trois institutions, une trentaine de doctorants, une équipe administrative de six agents dont une responsable d’édition et une assistante de communication.

Découvrez-nous ! Un aperçu à feuilleter

Rapport d’activité 2016

Rapport d’activité 2015

 

Les commentaires sont clos.