Savoirs, Cultures techniques, Territoires – SCT

Animateurs : Konstantinos Chatzis et Nathalie Roseau

L’axe SCT s’attache à la compréhension des cultures et trajectoires techniques au cours de trois derniers siècles, avec une focalisation particulière sur des objets qui constituent traditionnellement des terrains importants pour le laboratoire, tels que l’aménagement des villes et des territoires, les infrastructures et réseaux techniques ou les « hommes de l’art » et leurs communautés professionnelles. Pour ce faire, l’axe privilégie trois angles d’attaque. Le premier vise à éclairer les différentes mutations, voire les ruptures, que connaissent les sociétés contemporaines dans leur rapport aux techniques et à l’espace par la mise en regard avec d’autres périodes antérieures de transformation accélérée, comme la première et la seconde révolution industrielle ou la période qui s’ouvre avec la Libération. Cette approche, mobilisant la longue durée et permettant d’établir des comparaisons dans le temps, a son pendant « spatial » par le parti pris systématique de mise en regard de contextes nationaux différents ainsi que par la mise en oeuvre d’une perspective transnationale qui souligne l’importance des circulations de savoirs et de pratiques, d’hommes et d’objets, d’imaginaires et de représentations. Enfin, confrontant et combinant approches herméneutiques propres aux humanités et outillage intellectuel des sciences sociales, les membres de l’axe s’attachent à élucider par quelles voies la pensée « abstraite » – les savoirs, les représentations et les doctrines techniques, dans leur dimension culturelle et idéologique, voire utopique – concourt à la transformation du monde matériel, éclairant ainsi une dimension fondamentale mais insuffisamment étudiée des cultures techniques.

Faits marquants 2016 de l’axe SCT

Parmi les faits marquants de l’année 2016, on peut citer en premier lieu l’organisation d’un colloque international qui a eu lieu les 15-16 mars 2016 à Paris sur les « Systèmes d’information et gestion de l’urbain sur la longue durée (fin XVIIIe-début XXIe siècles) » (voir encadré « Zoom sur… ») ainsi que la publication du dossier « Gares au miroir de l’urbain » dans la revue Flux, issu du séminaire doctoral qui a été organisé par le LATTS et le LVMT.

Parallèlement à ces deux entreprises, les chercheurs de l’axe ont poursuivi leur activité collective autour d’une autre série de chantiers également. Ainsi, dans le cadre du projet ANR : « Le saint-simonisme : une utopie innovante à revisiter » (2015-2018), Kostas Chatzis, Nathalie Montel et Antoine Picon (le responsable scientifique pour l’équipe du LATTS) ont assuré, avec trois interventions, la séance du 7 octobre 2016 du « Séminaire d’Études saint-simoniennes », séminaire qui a lieu une fois par mois à la Bibliothèque de l’Arsenal. Kostas Chatzis et Antoine Picon ont participé aux manifestations autour du tricentenaire des Ponts et Chaussées (1716-2016), en produisant notamment deux textes parus dans la revue du Comité d’Histoire des ministères de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer et du Logement et de l’Habitat Durable (Pour Mémoire, n° 18, hiver 2016). Antoine Picon, Stève Bernardin et Marie Veltz ont continué leurs travaux sur le thème de la ville intelligente, contribuant ainsi à l’un des projets structurants du LATTS (cf. Bilan de l’axe GTEA). Enfin, le programme « Inventer le Grand Paris » consacré à l’histoire de l’aménagement du Grand Paris s’est poursuivi et amplifié avec l’organisation par Nathalie Roseau du dernier colloque du cycle de conférences, dédié à la période des années 1970 aux années 2000 et la conception du site Internet qui valorisera les travaux des colloques et lancera de nouveaux chantiers de recherche dont celui d’Atlas du Grand Paris qui a obtenu un financement de l’UPEM.

 

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