Savoirs, cultures techniques, territoires – SCT

Animateurs : Konstantinos Chatzis et Nathalie Roseau

L’axe SCT s’attache à la compréhension des cultures et trajectoires techniques au cours de trois derniers siècles, avec une focalisation particulière sur des objets qui constituent traditionnellement des terrains importants pour le laboratoire, tels que l’aménagement des villes et des territoires, les infrastructures et réseaux techniques ou les « hommes de l’art » et leurs communautés professionnelles. Pour ce faire, l’axe privilégie trois angles d’attaque. Le premier vise à éclairer les différentes mutations, voire les ruptures, que connaissent les sociétés contemporaines dans leur rapport aux techniques et à l’espace par la mise en regard avec d’autres périodes antérieures de transformation accélérée, comme la première et la seconde révolution industrielle ou la période qui s’ouvre avec la Libération. Cette approche, mobilisant la longue durée et permettant d’établir des comparaisons dans le temps, a son pendant « spatial » par le parti pris systématique de mise en regard de contextes nationaux différents ainsi que par la mise en oeuvre d’une perspective transnationale qui souligne l’importance des circulations de savoirs et de pratiques, d’hommes et d’objets, d’imaginaires et de représentations. Enfin, confrontant et combinant approches herméneutiques propres aux humanités et outillage intellectuel des sciences sociales, les membres de l’axe s’attachent à élucider par quelles voies la pensée « abstraite » – les savoirs, les représentations et les doctrines techniques, dans leur dimension culturelle et idéologique, voire utopique – concourt à la transformation du monde matériel, éclairant ainsi une dimension fondamentale mais insuffisamment étudiée des cultures techniques.

Durant ces  dernières années, l’axe a renouvelé ses objets, de l’histoire des ingénieurs à celle des urbanistes et des aménageurs, de l’étude de la construction des réseaux techniques dans les capitales européennes à celle de la modélisation de la mobilité aux Etats-Unis, du champ des phares, des réseaux de chemin de fers, à celui des aéroports, des utopies urbaines techniques: ville aérienne, ville durable, ville intelligente. Ces travaux se traduisent par une participation active dans le cadre du Labex Futurs urbains (Inventer le Grand Paris, Usages de l’histoire et devenirs urbains), des recherches ANR comme celle consacrée au saint-simonisme.

 

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