Deuxième séance de l’atelier « Faire une thèse en partenariat au LATTS » (lundi 15 mars 2021, 16h-18h)

La deuxième séance « La « commande » et la gestion des attentes de la structure de financement : un biais ou un levier pour la recherche scientifique ? » se tiendra en visio le lundi 15 mars 2021, 16h-18h.

L’une des spécificités d’une thèse en partenariat est l’existence d’une « commande » de recherche initiale, a priori explicite, émanant d’une entreprise, d’une association ou d’une administration publique. Celle-ci introduit d’emblée un troisième acteur entre le/la doctorant.e et la direction de thèse : une structure tierce qui a ses propres intérêts et logiques, et qui méconnaît parfois le monde de la recherche et ses enjeux.

Cette deuxième séance explorera l’influence de ce « troisième acteur » qu’est le commanditaire sur le processus de thèse, en abordant notamment les questions suivantes : y a-t-il des formes d’influences à anticiper dans la gestion de la thèse, qui seraient propres à un type de structure de financement (collectivité, bureau d’étude, grande entreprise, département R&D, etc.) ? Comment définir en amont de la thèse les attentes de chacun des acteurs partie prenante (doctorant, structure partenaire, laboratoire) vis-à-vis de la recherche ? Comment les gérer dans le temps, notamment lors de changements qui peuvent survenir dans l’organisation tierce (réorientation stratégique, turnover des responsables, départ du tuteur, etc.) ? Comment faire lorsque le doctorant et la recherche sont en prise directe avec des enjeux économiques et politiques de la structure de financement ? Quelles différences entre le manuscrit de thèse, qui doit être rédigé dans un style et un format universitaires, et les différents « livrables » attendus par l’entreprise ? Comment articuler ces deux aspects de valorisation de la recherche ? Où se joue l’apport du doctorant pour la structure ?

Si ces questions se posent de manière incontournable dans le cadre de thèses en partenariat, elles ne sont peut-être pas si spécifiques à ce type de financement. En effet, la majorité des thèses bénéficiant d’une allocation doctorale reposent sur des enquêtes empiriques qui nécessitent d’« ouvrir » des terrains et donc, bien souvent, de discuter avec des personnes dont l’accord conditionne l’accès aux données. Dans ce type de situation, très fréquente, le/la doctorant.e peut être placé.e de facto dans une position assez proche de celle de ses homologues financés par des dispositifs partenariaux, les obligeant à composer avec les attentes de ses interlocuteurs. Cette séance sera aussi l’occasion de partager ces expériences, au-delà des dispositifs formels de financement de thèse.

Intervenantes : Mathilde Marchand, Sofia Guevara

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