Rina Kojima : Reconstruire après Fukushima: responsabiliser et précariser par le risque

Directeur(s) de la thèse : Valérie November , Paul Jobin

Cette étude au carrefour de la sociologie et de la géographie vise à étudier les conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima sur les individus affectés par cette catastrophe à partir de la politique réalisée dans les territoires à risque sur le long terme.
En premier lieu, elle s’appuie sur l’analyse de la mobilité de ces personnes, qu’elles décident de partir, de rester ou bien de retourner dans un territoire à risques non spécifiés, en fonction de la désignation et de la redésignation des zones d’évacuation, puis de la levée des ordres d’évacuation. Cette étude analyse aussi le processus de prise de décision par ces personnes à partir de leur représentation du risque et des problèmes sociaux qu’elles vivent.
En deuxième lieu, elle se focalise sur le processus de la reconstruction de ces personnes et des régions dont elles sont issues. Cette étude est amenée à montrer la divergence de leurs points de vue qui se fait jour à la suite du concept de reconstruction mobilisé par le gouvernement japonais depuis mars 2011. Afin d’approfondir ce phénomène, l’étude porte aussi sur une autre catastrophe humaine causée par une contamination au mercure depuis les années 1930 au Japon : la catastrophe de Minamata. Ceci permet d’analyser les processus de reconstruction individuelle et collective dans une dimension différente pour ce qui concerne le risque sur le long terme.

Mots clés : Fukushima, accident nucléaire, radiations, reconstruction, risque
Année d’inscription : 2014
Ecole doctorale : VTT – Ville, Transports et Territoires

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