Christine Fassert et François-Mathieu Poupeau ont participé à la rédaction du Dictionnaire d’écologie politique publié le 17 octobre 2025 par les Presses de Sciences Po.

À travers plus d’une centaine d’entrées rédigées par près de 150 chercheuses et chercheurs, ce dictionnaire témoigne de la richesse des travaux consacrés à l’écologie politique et de leur pertinence pour décrypter les transformations contemporaines de nos sociétés.
De « Agriculture » à « Zone de sacrifice », il expose la pluralité des concepts, idées et résultats développés par la science politique et les disciplines connexes pour penser les relations entre les humains et leur environnement, montrer leurs évolutions et leurs conséquences politiques. Dévoilant la vivacité des débats scientifiques bien souvent en lien avec les enjeux sociaux et politiques, il contribue à élargir l’espace de la réflexion sur l’écologie alors que nous entrons dans une période d’incertitudes radicales sur les effets des crises environnementales.
Christine Fassert a rédigé avec Sezin Topçu le chapitre « Nucléaire/antinucléaire ».
L’industrie nucléaire est l’un des rares secteurs techno-industriels ayant fait l’objet de contestations durables depuis leur mise en place. De ce fait, son histoire est marquée par des technologies de gouvernement évolutives, et par des rapports en constante transformation entre État, industrie, écologie et société.
François-Mathieu Poupeau a rédigé avec Marie Hrabanski et Antoine Ducastel le chapitre « Instruments ».
Dans les rapports qu’ils publient sur la lutte contre le changement climatique et en faveur de la protection de la biodiversité, souvent présentés comme deux grands piliers des politiques écologiques, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) consacrent de longs développements aux outils de politique publique. Cette mobilisation, souvent à des fins de « bonne gouvernance », ne saurait réduire l’approche par les instruments à sa seule dimension normative d’aide à la décision collective. Telle qu’elle est appréhendée par de nombreux politistes depuis les années 1980 (Lascoumes et Le Galès, 2004), celle-ci s’inscrit aussi dans une perspective plus analytique, voire critique, qui saisit les instruments comme des marqueurs des relations entre gouvernants et gouvernés et des choix et effets politiques, économiques et sociaux qui les sous-tendent. Ce faisant, l’approche par les instruments croise les débats qui traversent l’écologie politique. Sans avoir la prétention d’épuiser l’ensemble des points de rencontre entre ces deux champs d’étude, cette notice cherche à dresser quelques lignes et axes d’un dialogue qui paraît des plus féconds et renforcer ainsi une écologie politique, par les instruments, dans les pays des Nords et des Suds.


