Elsa Vivant

biographie

Après des études en aménagement et environnement à l’Université Lille 1, Elsa Vivant s’est spécialisée en urbanisme dans le cadre du Dess de l’IFU. Elle y a réalisé sa thèse de doctorat (thèse soutenue en 2006). Après un post-doctorat à la London School of Economics, elle a été qualifiée maître de conférences en sociologie et urbanisme. Elle est maître de conférences à l’Ecole d’Urbanisme de Paris. Elle a réalisé des séjours de recherche à l’Université de Californie (Berkeley), King’s College (London) et à l’Université de Lleida. Elle a été chercheuse associée au Centre d’Etudes de l’Emploi.

En 2017, elle est en délégation au Cnrs (Latts) et chercheuse associée aux Ateliers Médicis pour un projet d’écriture sur la production de la ville.

L’objet central de ses recherches concerne les relations entre mondes de l’art et de l’urbanisme comme prisme pour renouveler les questionnements sur les modes de production de la ville. Elle développe une analyse critique du rôle de la culture dans les dynamiques urbaines et la recomposition des territoires métropolitains. La culture, les artistes et la créativité artistique sont mobilisé dans la transformation de la ville et, en miroir, les pratiques professionnelles des urbanistes sont traversées par de nombreuses mutations conduisant, au contact des artistes, à mettre en doute leurs méthodes habituelles. Elle m’intéresse ainsi à la fois à l’instrumentalisation de la culture dans l’action urbaine, qu’il s’agisse des scènes artistiques off ou des grands projets muséaux, et aux relations entre professionnels de l’urbanisme et de l’art, par le recours aux formes de représentations artistiques en urbanisme, pour l’urbanisme et sur l’urbanisme et aux pratiques professionnelles des urbanistes. La spécificité de sa posture de recherche, en tant que chercheuse en urbanisme et aménagement, réside dans l’intérêt qu’elle porte aux mondes de l’art et de la culture et aux changements qu’ils connaissent. La connaissance de ces mondes offre un cadre d’analyse et de compréhension des phénomènes urbains et nourrit son analyse : montée en puissance des logiques entrepreneuriales dans la gestion des équipements culturels, articulation entre scènes indépendantes et mainstream, évolution de l’organisation du travail, rôle de la créativité dans la production…. Les coopérations scientifiques et opérationnelles qu’elle développe dans ces deux mondes se traduisent par le registre interdisciplinaire de ses publications et communications (urbanisme, géographie, sociologie, socio-économie, sciences politiques) et dans le cadre de ses enseignements.

Les collaborations entre urbanistes et artistes/designers

Les collaborations entre urbanistes et artistes/designers

De nouvelles modalités d’action urbaine apparaissent, mobilisant non plus l’artiste comme usager de la ville, comme producteur d’espace et de sens, mais en le faisant intervenir en amont des réflexions sur la ville, en lien avec les professionnels de l’urbanisme. Un projet de recherche soutenu par la Région Ile de France (Dispositif Picri) vient de s’achever. Dans le cadre de cette recherche, des expérimentations de nouvelles méthodes de travail mobilisant l’intervention d’artistes pour réfléchir, avec des urbanistes, aux transformations territoriales et identifier des problèmes et d’enjeux locaux ont été examinées, en s’attachant à étudier leurs objectifs, les activités et les méthodes déployées, et leurs effets. La recherche révèle l’importance accordée dans ces démarches au terrain et à la subjectivité dans l’appréhension de l’espace et éclaire leur rôle perturbateur qui décadre le professionnel de l’urbanisme de ses pratiques habituelles. Ces expériences, en miroir, mettent au jour les pratiques habituelles en discutant ce que ces nouvelles démarches changent et bousculent. Ces expériences redéfinissent un cadre d’intervention et proposent de nouvelles formes de relations entre ces acteurs mais soulignent aussi une tension entre les attendus des artistes et les finalités opérationnelles des urbanistes. Elles pointent le rôle joué par des entrepreneurs de méthodes dans la promotion, la négociation et la mise en œuvre de ces innovations méthodologiques en urbanisme. Aujourd’hui, d’autres professionnels formés en écoles d’art, comme les designers, cherchent à se positionner comme acteurs de la ville. L’étude de leurs démarches est l’objet d’un nouveau projet de recherche.

 

Publications récentes

Vivant, E. (In press – online). « Experiencing research-creation in urban studies. Lessons from an enquiry on the making of public space. » Cities.

Coblence, E. & Vivant, E., 2017. « Le design est-il soluble dans l’administration? Trois trajectoires d’institutionnalisation de l’innovation publique ». Sciences du design, (5), 44-60.

Arab, N., Vivant, E. & Ozdirlik, B., 2017. « La rencontre artiste-urbaniste : Quand la création artistique bouscule les pratiques professionnelles ». In Paris, D. ed. Vivre le territoire et faire la ville autrement ? Regards croisés franco-brésiliens. Villeneuve d’Ascq: Presses du Septentrion, 359-369.

Vivant, E., Arab, N. & Ozdirlik, B., 2017. « Practices and prejudices. Lessons from an encounter between artists and urban professionals”. In Murzyn-Kupisz, M. & Dzialek, J. eds. The impact of artists on contemporary urban development in Europe. Springer, 315-328.

Vivant, E., Sahler, K. & Postec, C. (2016). L’ouvroir. Paris. Médicis-Clichy-Montfermeil, Sciences Po. https://www.ateliersmedicis.fr/wp-content/uploads/2017/06/l-ouvroir.pdf

Arab, N., Ozdirlik, B. & Vivant E. (2016). Expérimenter l’intervention artistique en urbanisme. Rennes: Presses Universitaires de Rennes.

Soutar A., Vivant E., 2015, «J’aime Hydro. Quand une controverse sur les barrages hydroélectriques monte sur scène» [Entretien avec Annabel Soutar, dramaturge, directrice artistique de la compagnie Porte Parole, Québec], Flux. Cahiers scientifiques internationaux Réseaux et territoires, n° 100, numéro spécial en ligne, Artistes, chercheurs et réseaux, 2015, mis en ligne le 5 octobre 2017, http://flux100.cnrs.fr/spip.php?article11.

Vivant, E., Ozdirlik, B. & Arab, N., (2014). « L’artiste, la carte et le territoire : Détourner et retourner les représentations ». BelGéo. [En ligne], 3 | 2014, mis en ligne le 19 décembre 2014, consulté le 22 mai 2015. URL : http://belgeo.revues.org/13286

Arab, N., B. Ozdirlik, E. Vivant. (2014). “La Cité internationale universitaire de Paris : expérimenter l’innovation urbaine et ses processus ». in C. Camby (eds.) International Creative Campus. La Cité Internationale du XXIème siècle. Paris, Edition L’oeil d’Or.

Vivant, Elsa (2012) « Faire la ville avec les créateurs ? », dans  J.-J. Terrin. La ville des créateurs. Marseille, Ed. Parenthèse; pp: 216-231.

 

Projets en cours

ANR FIP : Exploration des Formes d’Innovation Publiques : modèles en émergence et conditions de déploiement

Partenaires : Mines ParisTech (Centre de Gestion Scientifique), Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle, 27ème Région.

Ce projet a pour enjeu de s’intéresser à des pratiques émergentes, apparemment alternatives aux réformes managériales que connaît aujourd’hui l’administration. Elles se présentent explicitement comme des innovations et visent à faire évoluer l’action publique (notamment en urbanisme) en se réclamant des cultures et des méthodes du design. Les références théoriques de telles tentatives restent à préciser, de même que leurs effets supposeraient d’être décrits. Les formes concrètes que prennent ces actions paraissent multiples et ne ressemblent à rien de ce qu’on a coutume de croiser dans les bureaucraties publiques établies : forums de discussion, conception de média de communication, « prototypage rapide » de nouveaux services, etc. Ces formes d’innovation publique ne manquent pas d’intriguer. S’agit-il d’une forme alternative des mouvements de réforme que connaissent, depuis une trentaine d’années, les services publics ? Comment comprendre leur revendication à se réclamer d’approches dites design ? A t-on affaire à d’authentiques innovations organisationnelles, source d’inventions et d’action inédite ? Ou, au contraire, ne s’agit-il pas finalement de tentatives sympathiques mais néanmoins inoffensives ? A moins qu’elles n’en prolongent, en vérité, des projets inchangés de rationalisation aux habillages astucieux, certes, mais pour mieux s’imposer. Sans préjuger des raisons qui ont conduit à leur émergence, et sans considération a priori ni de leur contenu ni de leur efficacité, ce sont ces FIP (Formes d’Innovation Publique) que ce projet se propose d’explorer. Ce programme mènera à bien trois objectifs : (a) cartographier les Formes d’innovation publique (FIP) en cours de développement en France et dans différents pays ; (b) caractériser le (les) modèle(s) des Formes d’innovation publique (FIP) et leurs effets ; (c) analyser les conditions organisationnelles et institutionnelles de déploiement de ce(ces) modèle(s) d’innovation publique.

Le travail des urbanistes

Le travail des urbanistes

A la lumière des recherches sur l’évolution de l’organisation du travail dans les milieux créatifs, de nouvelles perspectives de recherches s’ouvrent, m’amenant à m’intéresser au travail des urbanistes (en termes de conditions, de pratiques et de valeurs). L’urbanisme ne constitue pas un champ professionnel structuré et réglementé par un ordre professionnel. Les barrières d’entrée à l’exercice de ces activités sont assez faibles et la concurrence entre différentes professions pour se revendiquer urbaniste et accéder aux marchés de l’emploi et des études est forte. Cette compétition traduit et se traduit par des conceptions de l’urbanisme et du rôle de l’urbaniste différentes voire opposées. Cet intérêt porté aux pratiques des professionnels et leurs évolutions nourrit et se nourrit de mon activité d’enseignante dans des masters professionnels où l’encadrement d’ateliers et de mémoires est un point d’observation privilégié pour identifier et interroger les tendances émergentes (comme l’inscription au régime de l’auto-entrepreneur des jeunes diplômés) et pour comprendre comment les changements contextuels (politiques, financiers) ou réglementaires bousculent les pratiques. Une première enquête a été menée auprès de jeunes diplômés en urbanisme qui ont recours à l’inscription au régime de l’auto-entrepreneur pour accéder à l’emploi. Elle a mis en évidence comment ces conditions d’entrée dans le monde du travail, outre les difficultés quotidiennes qu’elles entrainent, ont une incidence sur les compétences professionnelles et l’apprentissage du métier. Cette mobilité thématique, mettant le travail au centre de mes recherches, a été réalisée dans le cadre d’une association au Centre d’Etudes de l’Emploi.

 

Publications récentes

Vivant, E., (en cours de publication). Accompagner l’implantation d’un établissement de soins psychiatriques avec les usagers. Retour d’expérience sur un atelier de programmation urbaine. Cahier Ramau, (9).

Cormier, L., Huchette, M., Larrue, C. & Vivant, E., (en cours de publication). Renouveler la pédagogie en urbanisme par une démarche centrée sur les compétences. Cahier Ramau, (9).

Vivant, E., 2016. « Rejection, adoption or conversion. The three ways of being a young graduate auto-entrepreneur.” Work Organisation, Labour & Globalisation, 10 (2 – The precariousness of knowledge workers (Part 1): hybridisation, self-employment and subjectification), 68-83.

Vivant, E., 2016. « Devenir auto-entrepreneur: Un travail de conversion? Le cas des jeunes diplômés ». Economie et sociétés Socio-économie du travail, (1: être entrepreneur de soi-même, l’auto-emploi), 61-93.

Vivant, E., (2014). « Entre subordination et indépendance : La difficile insertion professionnelle des jeunes diplômés auto-entrepreneurs » Connaissance de l’emploi, n°116.

Vivant, E., (2014). « L’insertion professionnelle des jeunes urbanistes à l’épreuve de l’indépendance ». In Célérier, S. (ed.) Le travail indépendant. Statut, activités et santé. Paris: Editions Liaisons Sociales – Centre d’Etudes de l’Emploi, pp : 93-109.

Vivant, E., (2014). « Jeunes urbanistes et auto-entrepreneur : Un oxymore ? Les apprentissages d’une socialisation professionnelle atypique » in Maschino, L. et Scouarnec, A. (eds.) Les métiers de la ville de demain. Management Prospective Editions, Caen, pp :133-150.

Vivant, E. (2014). « Les jeunes diplômés auto-entrepreneurs : une entrée atypique sur le marché du travail. » Document de travail du LATTS – Working Paper 14(1). https://hal-enpc.archives-ouvertes.fr/hal-01025118.

 

L’instrumentalisation de la culture dans les projets urbains

L’instrumentalisation de la culture dans les projets urbains

Les discours et pratiques d’attractivité des villes privilégient l’amélioration du cadre de vie comme élément de valorisation de la ville. Ces pratiques s’inspirent de quelques exemples érigés en modèles. De nouveaux équipements ou événements culturels sont intégrés dans des stratégies de développement territorial comme moteurs d’un changement d’image et d’un renouveau urbain. Cela conduit à l’émergence d’une idéologie de l’action urbaine par la culture, comme outil de communication et levier d’action, qu’il convient d’interroger. Les grands projets muséaux privés et publics sont par ailleurs portés par une logique entrepreneuriale de leur gestion et de leur développement, au détriment parfois de la vision des conservateurs. La question de l’instrumentalisation de la culture dans les projets urbains est alors reformulée en termes de réciprocité : en quoi les évolutions des mondes de la culture et de la production urbaine permettent-elles cette instrumentalisation ?

 

Publications récentes

Vivant E. (2009) Qu’est-ce que la ville créative?, Paris, Presses Universitaires de France, Collection La ville en débat.

Vivant, E. (2015). « La figure de l’artiste dans la production d’une ville créative: de l’instrumentalisation à la collaboration? » in N. Roelens, T. Vercruysse, J. Claessen et J. Jeusette (eds). Lire, écrire, pratiquer la ville. Paris, Edition Kimé.

Grelet, M., E. Vivant (2014). « La régénération d’un territoire en crise par la culture : une idéologie mise à l’épreuve. L’exemple de l’antenne de l’Institut du Monde Arabe à Tourcoing. », BelGéo [en ligne], (2014/1) http://belgeo.revues.org/12803 .

Vivant, E., (2013). « La question sociale a-t-elle une place dans les stratégies de développement par la culture? » . In Lefèvre, C., Roseau, N. & Vitale, T. eds. De la ville à la métropole. Les défis de la gouvernance. Paris: L’oeil d’or, pp: 279-287.

Vivant, Elsa (2011) « Who Brands Who? The Role of Local Authorities in the Branching of Art Museums », Town Planning Review, vol. 82, n1; pp: 99-115.

Vivant, Elsa (2009) « Inconstance du collectionneur ou calcul de l’entrepreneur? Ce que l’échec de la fondation François Pinault nous apprend sur les mondes de l’art et de la production urbaine », Politix, vol.22, n°88 ; pp : 189-207

Vivant, Elsa (2008) « Du musée-conservateur au musée-entrepreneur », Téoros, vol. 27, n°3, pp: 43-52.

Vivant, Elsa (2007) « L’instrumentalisation de la culture dans les politiques urbaines: un modèle d’action transposable? L’exemple de la création d’un quartier culturel à Newtown, Johannesburg (Afrique du Sud) », Espaces et Sociétés, vol., n°131, pp: 49-66.

 

Projets en cours

Quelle inscription territoriale pour les Ateliers Médicis ?

Partenaire : Etablissement Public de Coopération Culturelle Ateliers Médicis

Les lieux culturels off dans les mutations urbaines

Les lieux culturels off dans les mutations urbaines

Les artistes, par leurs pratiques de l’espace et leurs stratégies résidentielles, contribuent aux transformations socio-spatiales. Ils investissent des lieux et des interstices urbains, à la recherche d’espaces de travail et de production où exposer leurs œuvres et où rencontrer leurs pairs. Les lieux artistiques off contribuent à la production et la transformation, tant matérielle que symbolique, des espaces métropolitains et sont instrumentalisés dans des politiques de développement urbain ou touristique. L’originalité de cette analyse, développée dans ma thèse de doctorat, est de considérer que, malgré leur caractère précaire voire illégal, ces lieux off contribuent aux dynamiques métropolitaines, les métropoles étant les espaces de la confrontation permanente à l’altérité, des rencontres improbables et fortuites, de l’anonymat et la cordiale ignorance, des lieux insolites en perpétuels changements. Ces sujets rencontrent aujourd’hui une nouvelle actualité par l’évolution des pratiques et des acteurs concernés, par la professionnalisation des opérateurs de lieux off (des squatters devenant, au fil des régularisations, des gestionnaires de lieux) et par le déploiement de formes d’occupation temporaires de friches par des acteurs de l’immobilier.

 

Publications récentes

Pinard, J. & Vivant, E., 2017. « La mise en évènement de l’occupation temporaire: Quand les lieux artistiques off inspirent les opérateurs in de la production urbaine ». Revue de l’observatoire des politiques culturelles, (50), 29-32.

Dumont, M. & Vivant, E., 2016. « Du squat au marché public: Trajectoire de professionnalisation des opérateurs de lieux artistiques off. » Réseaux, (200), 181-208.

Vivant, Elsa (2010) “The (re)Making of Paris as a Bohemian Place?”, Progress in Planning, vol 74, n°3; pp: 107-152.

Vivant, Elsa (2009) « How Underground Culture is Changing Paris », Urban Research and Practices, vol. 2, n°1, pp: 36-52.

Vivant, Elsa, Eric Charmes (2008) « La gentrification et ses pionniers: le rôle des artistes off en question », Métropoles vol., n°3, mis en ligne le 22 septembre 2008. URL : http://metropoles.revues.org/document1972.html.

Vivant, Elsa (2008) « Sécurisation, pacification, animation. L’instrumentalisation des scènes culturelles off dans les politiques urbaines », Terrains et travaux, vol., n°13, pp: 169-188.

Vivant, Elsa (2007) « Les événements off: de la résistance à la mise en scène de la ville créative », Géocarrefour, vol. 82, n°3, pp: 131-140.

L’ancrage territorial de l’économie créative

L’ancrage territorial de l’économie créative

J’ai poursuivi cette perspective critique de l’instrumentalisation de la culture dans l’action urbaine en orientant mes recherches sur les conditions de travail et l’organisation de la production dans les industries dites créatives. Le secteur des industries créatives est érigé en moteur et symbole du dynamisme économique qu’il conviendrait de soutenir par des politiques publiques ad hoc, inspirées des travaux en géographie économique sur l’ancrage territorial de ces secteurs. Les professions créatives sont marquées par une forte précarité, un travail flexible et des revenus incertains. Les recherches sur les conditions et l’organisation du travail dans les industries créatives mettent en évidence de nouvelles formes de rapport au travail et un tournant vers l’entrepreneuriat de soi. En quoi les contraintes de ces travailleurs affectent leurs usages de la ville ? Comment penser l’aménagement et la fabrication de la ville en tenant compte des contraintes liées à la précarité du travail créatif, contraintes qui s’imposent à un nombre croissant d’actifs. Ces recherches ont été initiées en collaboration avec le CMCI (Centre for Culture, Media and Creative Industries) au King’s College de Londres.

 

Publications récentes

Aubry, A., Blein, A. & Vivant, E., (2015). « The Promotion of Creative Industries as a Tool  for Urban Planning:The case of the Territoire de la Culture et de la Création in Paris Region ». International Journal of Cultural Policy. 21 (2), pp: 121-138,  available online: http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/10286632.2014.890602#.VEZybvKP_Zg

Vivant, E., (2013). « Creatives in the city. Urban contradictions of the creative city » City, Culture and Society, 4 (2), 57-63.  Cet article est présenté dans The Digest, revue du Cultural Policy Center de l’Université de Chicago: http://culturalpolicy.uchicago.edu/digest/index.shtml#issue2

Vivant, E. (2011) Travail créatif, emplois précaires. Metropolitiques, http://www.metropolitiques.eu/travail-creatif-emplois-précaires.html

Projet en cours

ANR Cluster93 : Cluster audiovisuel et dynamiques créatives locales sur le territoire du Nord parisien (2015-19)

Partenaires : Université Paris 3, Université Paris 8, HEC Montréal, Université de Nantes, Ecole Polytechnique, Commune Image, Fidé (festival documentaire)

La concentration d’entreprises et d’emplois dans l’audiovisuel la plus importante en France est observée dans le Nord parisien. Ce territoire est également caractérisé par une forte densité de son tissu culturel alternatif et créatif (communautés artistiques, formations, lieux, associations…). Malgré cette coexistence, les interactions entre ces deux mondes s’avèrent relativement limitées. L’objectif de ce projet est de mettre en évidence les conditions structurelles et comportementales d’un ancrage territorial durable des activités audiovisuelles. Il s’agira alors de qualifier et de cartographier les acteurs, les infrastructures, les lieux et les liens s’établissant (ou susceptibles de se nouer) au sein et entre les différentes strates composant le territoire créatif du Nord parisien. Il s’agit de réfléchir à une articulation renouvelée entre les acteurs centraux et à forte visibilité, l’upperground du territoire, et un underground plus confidentiel mais qui porte des idées neuves, voire déviantes qui peuvent faire sens pour une communauté de pratique. La nature des interactions entre les acteurs formels et ceux plus informels de l’underground sont le cœur de ce projet.

Activités d'enseignement

Elsa Vivant  enseigne dans le master Urbanisme et Aménagement de l’EUP et dans le master 2 Développement Culturel Territorial de l’UPEMLV.

Publications

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