Hugo Cordier

Présentation de la thèse

Lorsque les premiers appels d’offres expérimentaux sont lancés en 2003, l’éolien en mer est promis à un bel avenir sur le littoral français. Dix-neuf ans plus tard, un seul parc produit de l’électricité, tandis que tous les objectifs de production initialement prévus ont été reportés.

En coulisse, le « faire » de l’État par les politiques de l’éolien en mer mérite d’être interrogé et replacé dans un contexte plus vaste de mise en politiques des transitions énergétiques. S’il en est le principal pilote, l’Etat n’a pas pour autant les mains libres : l’éolien en mer est un objet typique de la gouvernance multi-niveaux, où les échelons (local, national, supranational) disposent de capacités d’actions.

Par l’apprentissage général des planifications (spatiale, sectorielle), vont se construire des conceptions de la technologie et du territoire, mais aussi du rôle de l’Etat et des pouvoirs locaux en général, qu’ils soient politiques, économiques, associatifs. Cette thèse souhaite donc interroger le développement de l’éolien en mer au prisme de ses planifications (passée et en cours).

En comprenant ses logiques de conceptions et les capacités d’actions des acteurs concernés (Etat, RTE, groupes d’intérêts, collectivités locales…), l’étude doit venir éclairer les logiques de territorialisation de l’éolien en mer et les mécanismes de gouvernance multi-niveaux à l’œuvre.

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