Séminaire du LATTS – Accumuler du béton, tracer des routes – 23/02/26

Le LATTS est heureux de vous convier à la prochaine séance de son séminaire général, qui aura lieu le lundi 23 février 2026 à 14h. La séance est consacrée à l’ouvrage Accumuler du béton, tracer des routes. Une histoire environnementale des grandes infrastructures, La Fabrique Éditions, 2024.

Nelo Magalhães présentera son ouvrage, suivi d’une discussion par Nathalie Montel, avant de laisser place aux échanges avec la salle.

Cette séance se déroulera en salle B015 (Bâtiment Bienvenüe) et sera retransmise en visioconférence
Lien Zoom : https://univ-eiffel.zoom.us/j/87987869978

ID de réunion : 879 8786 9978
Mot de passe : LATTS2026

« Dans les décennies d’après-guerre, des milliers de kilomètres de routes et d’autoroutes sortent de terre pour soutenir l’intensification du trafic et relier, à travers les paysages agricoles remembrés, les métropoles aux zones industrielles, ports, aéroports, centrales électriques et complexes touristiques. C’est le début d’une « Grande accélération » qui bouleverse la production de l’espace. Sur les chantiers, le béton coule à flots tandis que le bruit des machines (qui ne font pas grève) a remplacé le tumulte des terrassiers. La chimie et l’industrialisation des techniques affranchissent la construction des contraintes du relief, du climat et de la géologie : « abstraire le sol » pour faire passer la route – et supporter le poids des camions – devient un leitmotiv de « l’aménagement du territoire » qui nécessite l’extraction et le déplacement continus de milliards de mètres cubes de terres, sable et granulat.

Si les dégâts se font rapidement sentir dans le lit des rivières, les abords des carrières et dans l’atmosphère – sans parler de la mortalité sur les routes –, la frénésie du bitume n’a jamais faibli : il faut sans cesse réparer, épaissir, étendre cette infrastructure dévoreuse d’hectares et d’argent public. Ce livre offre une remarquable vue en coupe de cet engrenage technique, économique et politique. Alors que les luttes se multiplient contre le modèle routier et l’industrie cimentière, il identifie quelques verrous qui rendent le bâti si pesant. Un préalable pour penser des perspectives plus légères. »

Nelo Magalhães est docteur en mathématiques et en économie. Il est actuellement post-doctorant à l’Institut de la transition environnementale. Ses recherches portent sur la matérialité du capitalisme, dans une perspective qui allie économie politique et histoire environnementale.

Ouvrage Accumuler du béton, tracer des routes. Une histoire environnementale des grandes infrastructures

 

Les commentaires sont clos.