Sofia Laborde-Fernandez : La vie privée dans les villes intelligentes. Gouvernance, gestion et enjeux de la privacy dans le cadre du développement des smart cities.

Directeur de thèse : Alexandre Mathieu-Fritz

Sofia Laborde-Fernandez est diplômée d’une licence en Sociologie à l’Universidad de la República en Uruguay et d’un Master en Sociologie à Sciences Po Paris.

Récemment, dans le cadre du Master, elle a réalisé un stage au sein du département R&D d’EDF où elle a cherché à comprendre comment les acteurs locaux à Dijon prennent en compte la vie privée des habitants dans le cadre de la mise en oeuvre d’un système d’information du type couramment appelé “smart city” ou “ville intelligente”.

Une thèse, donnant continuité au travail sur la ville de Dijon, sera réalisée entre avril 2020 et mars 2023 dans le cadre d’une convention CIFRE avec EDF et sous la direction d’Alexandre Mathieu-Fritz. Elle portera sur la façon dont les acteurs locaux, participant à la construction des “villes intelligentes”, conçoivent, traitent et intègrent la question de la confidentialité de la vie privée des individus (en anglais “privacy”) dans leurs actions. Elle propose de revisiter l’une des questions classiques de la sociologie de la ville : comment les individus ou les acteurs collectifs gèrent-ils l’articulation entre sphère publique et privée à l’occasion de changements sociotechniques.

En se basant sur une approche théorique relevant principalement de l’interactionnisme symbolique et de la sociologie de l’activité, et une approche méthodologique issue des analyses STS (sociologie des sciences et des techniques), ce projet de thèse vise à répondre à deux questions centrales :

1) quels sont les effets des “villes intelligentes”, en tant que systèmes d’information, sur la vie privée des citoyens  ?

2) quelles sont les contraintes que les principes de protection de la vie privée imposent aux développements technologiques au sein des “villes intelligentes” ?

Pour répondre à ces questions, Sofia Laborde-Fernandez étudiera les actions de gestion des données que les acteurs déploient dans trois aires urbaines (qui restent à préciser), de façon à mettre au jour et à comparer différentes conditions d’appropriation et d’opérationnalisation. Pour ce faire, elle réalisera un travail de terrain par étude de cas pour chaque “ville intelligente” retenue, suivie d’une analyse comparée de ces cas.

Année d’inscription : 2019

Ecole doctorale : Organisations, Marchés, Institutions (OMI)

Les commentaires sont clos.